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La galerie « Fleurs » est un portfolio photographique axé sur la botanique et la macrophotographie.
La série est présentée avec une note d’intention explicite : « Série sur les fleurs… Avec une attention particulière pour le cœur des fleurs. »
Elle rassemble une quarantaine de photographies axées sur les détails anatomiques et la structure des plantes :
Diversité florale : Des fleurs sauvages ou champêtres (orchidée pyramidale, pissenlit, myosotis, herbe à Robert, jacinthe des bois, coquelicot, phacélie, ombellifères) côtoient des espèces horticoles ou d’intérieur (tulipes, begonias, dahlia, hibiscus, iris, zigocactus, cœur de Marie).
Gros plans & Macro : Une grande partie des clichés se concentre sur les structures internes : pistils, stigmates, étamines, aigrettes et la texture des pétales.
Interactions avec la faune : Présence d’insectes pollinisateurs capturés dans le cadre, comme un syrphe sur un coquelicot.
Focus Stacking (Empilement de mises au point) : Plusieurs légendes mentionnent explicitement le focus stacking (ex. Myosotis, Pissenlit). Cette technique permet de dépasser la très faible profondeur de champ propre à la macrophotographie pour obtenir une netteté intégrale sur l’ensemble du sujet, révélant la texture du pollen ou des stigmates.
Gestion de la lumière : L’auteur alterne entre différentes approches d’éclairage :
High-Key : Lumière douce et très lumineuse pour un rendu épuré (Perce-neige high key).
Transparence et rétroéclairage : Mise en valeur de la finesse des pétales et de la translucidité du végétal (Tulipe orange avec transparence).
Graphisme et Abstraction : L’approche dépasse le simple inventaire botanique. Le cadrage serré transforme le cœur des fleurs en formes géométriques ou architecturales (« Tulipe géométrique », « Pistil abstrait »).
Anthropomorphisme et métaphores : Les titres choisis par l’auteur soulignent une lecture poétique des formes végétales :
« Danse du feu » pour une tulipe,
« Danseuse espagnole » pour le zigocactus,
« Étamines comme chaussons de danse ».
Harmonie des couleurs : La galerie joue sur des contrastes marqués entre des teintes chaudes vibrantes (oranges, rouges, jaunes) et des tons doux ou violacés (mauves, bleus).
Cette galerie témoigne d’un travail de précision technique (macrophotographie, empilement de mises au point) mis au service d’une sensibilité artistique. Au lieu de photographier la plante dans son ensemble, le photographe isole la structure interne pour en faire une étude de textures, de formes abstraites et de couleurs.